
Le disco n'est pas qu'un style mais un mouvement à part entière, qui vit le jour au début des années 70 en réaction au rock. A cette époque, le rock est endeuillé de décès brutaux et se perd dans l’excès (à l'exemple du métal). Le disco se retrouve en totale opposition, il s'inspire du funk et de la soul, c'est une musique entièrement dédiée au boites de nuit, c'est la musique de danse par excellence, sa rythmique rapide lui donne son énergie. Au delà d'un style musical le disco réuni autour de simples pas de danse une majorité d'individus de toutes sortes : hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, hétérosexuels, homosexuels (dont les droits sont enfin reconnus grâce à de nombreux mouvements sociaux); sans aucun message politique ou militant, il a contribué à l'union des classes sociales. Le disco est à l'image d'une religion, on trouve le film emblématique la Fièvre du samedi soir avec John Travolta. Les night club deviennent des temples de la danse et de la futilité (comme le studio 54 à
New York ou le Palace à Paris) où le DJ est le grand prêtre. Mais cet esprit de fête rime aussi avec consommation de drogues. En effet, le disco coïncide avec l'émergence de la cocaïne en provenance d'Amérique du sud et l'apparition des drogues synthétiques. Ces substances provoquant euphorie, confiance en soi et endurance, elles sont "idéales" pour les personnes soucieuses de tenir jusqu'au bout de la nuit !
Ce nouveau mode de vie de nuit crée des modes aussi bien vestimentaires que dans le design : Il faut briller ! Chacun à le droit à son quart d'heure de célébrité (comme le disait Andy Warhol lui même adepte du studio 54), alors riches ou moins riches s'accordent pour des vêtements voyants, très colorés et moulants, il faut se faire remarquer sur le « dance floor »! Les matières synthétiques sont à la fête, bodys en lycra brillants, pantalon hyper stretch, gilet en lamé or, maillots en peau de léopard et vêtements blancs brillants aux
néons UV des boites de nuits. Les vêtements de sport et de danse moderne sont adaptés pour la piste de danse et sont largement utilisés. Les gens doivent avoir bonne allure pour rentrer dans les clubs et faire partie d'une atmosphère de stroboscopes boules à facettes et spots colorés. Les objets et les meubles suivent le même esprit, l'intérieur doit rappeler le night club pour les soirées privées : « lava lamps », fauteuils en plastique, lumières colorée, couleurs vives, paillettes et formes rondes; la position assise est privilégiée avec de nombreux canapés, poufs, fauteuils, etc. l'un des meubles les plus marquant et représentatif serait le siège œuf – egg chair – avec hauts parleurs intégrés, petite alcôve pour écouter sa musique disco. Le plastique est roi jusqu'en 1973, où le choc pétrolier ralentit son utilisation, mais le hight tech reste de mise, l'industrie se réapproprie les innovations technologiques. Le début de la conquête spatiale lance cet esprit de découverte et influence de nombreux domaines. La trilogie Star Wars de Georges Lucas a un grand succès au box office, le mobilier et l'architecture en sont fortement inspirés : on observe une continuation des styles mais le déconstructivisme illustre bien cet attrait pour des lignes futuristes et extravagantes à l'image des Géodics de Frank O. Gehry. Dans l'art Vasarely illustre cette mouvance avec ses tableaux tridimensionalistes aux impossibles volumes multicolores créant des illusions d'optiques rappelant les flash lumineux des nights clubs, c'est l'Op art, dont les principes se développe encore ici. Entre art, déco et graphisme on assiste également au "print making" avec des artistes comme Agnes Martin ou Edward Rusha qui utilisent l'impression offset pour réaliser leurs oeuvres. A la fin des années 70 , le disco devient moins "bon enfant", le mouvement fédérateur qu'il était devient pour certain un bon moyen de se faire beaucoup d'argent. Drogue et corruption causèrent la perte des grandes discothèques. De plus le style musical des débuts s'essouffle et devient beaucoup plus électronique et radical, créant la house music. Au début des années 80, fini les grandes fêtes et les paillettes, la mode et aux sons plus underground comme le hip hop et l'électro minimaliste et les temples de la nuit Disco ferment les uns après les autres.
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Chloé Terny













Ce style décoratif caractérisa l'architecture, les arts appliqués et l'ébénisterie de 1890 à 1910 environ. Dominées par la ligne courbes, les oeuvres de cette période se caractérisent par des compositions souvent asymétriques, enrichies par des motifs végétaux stylisés: feuilles, fleurs, branches...mélangés à d'élégantes silhouettes féminines. 
Lorsqu'on regarde de plus près le corset 1900 et le mobilier qui l'entoure, on s'aperçoit qu'il y a la même ressemblance entre une chaise directoire et une femme en tunique qu'entre le "S" formé par la femme 1900 et le "S" des pieds de tables; des broches, et des entrées de métro. Tout s'est passé comme si, vers 1890, une mutation de goût s'était produite et qui se reflétait en même temps dans le guéridon de Galey et le corps féminin. Débarrassé de la torture, le corset, pour parvenir à former le "S" doit s'abandonner à la fureur d'un nouveau corset. 
