Lundi 15 mai 2006

Le disco n'est pas qu'un style mais un mouvement à part entière, qui vit le jour au début des années 70 en réaction au rock. A cette époque, le rock est endeuillé de décès brutaux et se perd dans l’excès (à l'exemple du métal). Le disco se retrouve en totale opposition, il s'inspire du funk et de la soul, c'est une musique entièrement dédiée au boites de nuit, c'est la musique de danse par excellence, sa rythmique rapide lui donne son énergie. Au delà d'un style musical le disco réuni autour de simples pas de danse une majorité d'individus de toutes sortes : hommes, femmes, jeunes et moins jeunes,  hétérosexuels, homosexuels (dont les droits sont enfin reconnus grâce à de nombreux mouvements sociaux); sans aucun message politique ou militant, il a contribué à l'union des classes sociales. Le disco est à l'image d'une religion, on trouve le film emblématique la Fièvre du samedi soir avec John Travolta. Les night club deviennent des temples de la danse et de la futilité (comme le studio 54 à
New York ou le Palace à Paris) où le DJ est le grand prêtre. Mais cet esprit de fête rime aussi avec consommation de drogues. En effet, le disco coïncide avec l'émergence de la cocaïne en provenance d'Amérique du sud et  l'apparition des drogues synthétiques. Ces substances provoquant euphorie, confiance en soi et endurance, elles sont "idéales" pour les personnes soucieuses de tenir jusqu'au bout de la nuit !
Ce nouveau mode de vie de nuit crée des modes aussi bien vestimentaires que dans le design : Il faut briller ! Chacun à le droit à son quart d'heure de célébrité (comme le disait Andy Warhol lui même adepte du studio 54), alors riches ou moins riches s'accordent pour des vêtements voyants, très colorés et moulants, il faut se faire remarquer sur le « dance floor »! Les matières synthétiques sont à la fête, bodys en lycra brillants, pantalon hyper stretch, gilet en lamé or, maillots en peau de léopard et vêtements blancs brillants aux
néons UV des boites de nuits. Les vêtements de sport et de danse moderne sont adaptés pour la piste de danse et sont largement utilisés. Les gens doivent avoir bonne allure pour rentrer dans les clubs et faire partie d'une atmosphère de stroboscopes boules à facettes et spots colorés. Les objets et les meubles suivent le même esprit, l'intérieur doit rappeler le night club pour les soirées privées : « lava lamps », fauteuils en plastique, lumières colorée, couleurs vives, paillettes et formes rondes; la position assise est privilégiée avec de nombreux canapés, poufs, fauteuils, etc. l'un des meubles les plus marquant et représentatif serait le siège œuf – egg chair –  avec hauts parleurs intégrés, petite alcôve pour écouter sa musique disco. Le plastique est roi jusqu'en 1973, où le choc pétrolier ralentit son utilisation, mais le hight tech reste de mise, l'industrie se réapproprie les innovations technologiques. Le début de la conquête spatiale lance cet esprit de découverte et influence de nombreux domaines. La trilogie Star Wars de Georges Lucas a un grand succès au box office, le mobilier et l'architecture en sont fortement inspirés : on observe une continuation des styles mais le déconstructivisme illustre bien cet attrait pour des lignes futuristes et extravagantes  à l'image des Géodics de Frank O. Gehry. Dans l'art Vasarely illustre cette mouvance avec ses tableaux tridimensionalistes aux impossibles volumes multicolores créant des illusions d'optiques rappelant les flash lumineux des nights clubs, c'est l'Op art, dont les principes se développe encore ici. Entre art, déco et graphisme on assiste également au "print making" avec des artistes comme Agnes Martin ou Edward Rusha qui utilisent l'impression offset pour réaliser leurs oeuvres. A la fin des années 70 , le disco devient moins "bon enfant", le mouvement fédérateur qu'il était devient pour certain un bon moyen de se faire beaucoup d'argent.  Drogue et corruption causèrent la perte des grandes discothèques. De plus le style musical des débuts s'essouffle et devient beaucoup plus électronique et radical, créant la house music. Au début des années 80, fini les grandes fêtes et les paillettes, la mode et aux sons plus underground comme le hip hop et l'électro minimaliste et les temples de la nuit  Disco ferment les uns après les autres.

 

 

 

 

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://bilderwerfer.com/twiki/pub/PPP/WebHome/disco-tom-anim.gif&imgrefurl=http://www.bilderwerfer.com/&h=381&w=255&sz=49&tbnid=DQ4-NZT3a2TPqM:&tbnh=119&tbnw=79&hl=fr&start=1&prev=/images%3Fq%3Ddisco-tom-anim%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26sa%3DN

 

 

 

 

Chloé Terny

 

 

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Mardi 9 mai 2006

 

 

La mini-jupe vient de Londres où Marie Quant, jeune styliste autodidacte, l'a lancée en 1962 avec succès. Courrèges la lance à l'été 1965 dans une collection qui est considérée comme une révolution pour la mode. Nouvelle silhouette, nouvelles couleurs, nouveaux matériaux. Courrèges imagine là la "femme de l'an 2000", avec mini jupe, lunettes en plastique, colorées, collants et bottines plates en vinyle, et ouvre une brèche dans laquelle les jeunes vont s'engouffrer, la rue va le "piller" et donner ainsi un visage moins sage à la mode, plus "court" et plus coloré.

 

 

 

 

Années 60, économie florissante, les 30 glorieuses. Début de la société de consommation, influence de l'"american way of life" et de l'image d'opulence que véhiculent les Etats Unis. La jeunesse est peu à peu considérée comme une entité sociologique à part entière, nombreuse car ce sont les baby boomers et incontournable car elle va donner le ton à une décennie de rupture et de progrès social. Autorité mise en question, fossé des générations. Luttes pour la libération de la femme, pour l'égalité des sexes. Période optimiste du fait de l'économie, et la conquête de l'espace, fondamentale dans la Guerre Froide, est envisagée avec entrain, l'homme est enfin à même d'utiliser ses technologies de pointe pour rendre accessible ce qui paraissait si lointain.

 

 

 

Courrèges, ingénieur qui va se tourner vers la mode. Va décider de concevoir, fabriquer, distribuer. Très innovant sur le plan des coupes et des matériaux, sa formation initiale influence effectivement sa conception du vêtement et de la mode. Nouvelle silhouette, nouvelle image de la femme, une femme qui travaille, qui a une vie active, qui a besoin d'une grande liberté de mouvement.

 

Une silhouette futuriste, épurée, pour une femme qui veut s'émanciper, qui montre ses jambes si elle le désire, renvoyant dos à dos les conventions de la mode des années 50 et l'autorité masculine. Une femme qui ne veut plus contraindre son corps par le vêtement. Une femme souvent jeune, qui cherche être provocante et qui refuse le système rigide et codifié des adultes. Icônes: Twiggy, top modèle à la silhouette androgyne par qui la maigreur va être érigée en idéal esthétique, comme ultime pouvoir personnel de la femme sur son corps, Françoise Hardy ou l'icône rock Marianne Faithfull.

 

 

Cette silhouette futuriste, très graphiques aux rayures très contrastées avec des blancs éclatants ou aux couleurs très vives, s'inscrit dans une mouvance que l'on peut appeler le Space Age,  que l'on retrouve également dans le design et pour laquelle on peut donner comme emblème les décors du film de Kubrick 2001, Odyssée de l'espace.

 

 

En 1966, Courrèges va encore faire mouche avec sa "moon girl", coupes extrêmement géométriques, blanc optique et couleurs vives, matières synthétiques. Courrèges a compris le mouvement de la mode vers l'industrie, va s'inspirer des matériaux synthétiques et s'inscrire dans "les années plastiques" par l'utilisation de vinyle, de plastique notamment dans ses bottines plates à bout coupés ou ses lunettes colorées. le blanc, qu'il met à l'honneur, va donc bénéficier de grands progrès industriels dans la mise au point d'un blanc pur.

 

La vogue de la mini va entraîner l'industrialisation d'un produit jusqu'alors réservé aux danseuses: le collant, qui va détrôner les bas ou le porte-jarretelles.

 

 

Tiphaine Gentilleau

 

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Lundi 8 mai 2006

 

La robe à tournure présente un corsage qui prolonge en robe longue avec une jupe ou jupon visible. Elle possède de multiples pinces et découpes ainsi qu’une baleine unique à l'ouverture sur le devant.  L’ouverture descend très bas, et se ferme grâce à une bande d'agrafes à corset soulignée d'innombrables petits boutons à relief de rosace. Le col, dit « debout » s'amenuise vers le centre. Les manches sont près du corps et sont garnies aux poignets de crochet noir et de fine dentelle géométrique.

L’arrière de la robe est un drapé de queue « de Paris », et son volume est récupéré à partir des latérales qui se lient sous le pouf affaissé. Celui-ci est constitué du prolongement du milieu de corsage (dans le dos -bien entendu-) avec un drapé asymétrique supplémentaire. La jupe est séparée et possède des volants à plis « couteau » dédoublés. La robe dans son ensemble est faite de deux toiles chinées à trame texturée, une noir et vieux rose (pour la robe de dessus) et l'autre noir et bordeaux avec rehauts sur la jupe de lisières transversales de broderies noires sur tulle (pour la jupe). Mieux connue sous le nom de robe à « faux cul », la robe à tournure portée entre 1869 et 1889 se caractérise par une protubérance plus ou moins gracieuse plaquée à la chute des reins. L’accessoire est soit un coussinet (ou « strapontin ») placé sous la robe, soit une nacelle d’arceaux métalliques assujettis par des bandelettes, ou encore des drapés de tissu. On parle à cette époque de Style Victorien qui recoupe la fin du second empire et le début de la troisième république en France. La silhouette féminine connaît pendant ces vingt années de nombreux remaniements en fonction du volume de la tournure. Elle est d’abord volumineuse et forme alors une base sur laquelle viennent se draper les pans de la jupe. Vers 1880 elle est réduite à la plus simple expression, car les toilettes, ancêtres des robes à fourreaux, enserrent le corps de la femme du cou aux genoux, puis s’évasent pour former une petite traîne. À la fin de leur règne, elles s’enflent de nouveau, parfois même jusqu’à la taille.

Quant au reste de la robe, les garnitures s’inspirent de l’ameublement (drapés, glands, franges, plissés) et sont d’ailleurs à l’origine du « style tapissier ».Le corsage est près du corps, et pour les robes de bal, très décolleté. Les épaules et les bras sont nus, mais de longs gants viennent en couvrir la majeure partie… Pour ces robes de bal, on accentue également la traîne que la dame relève avec un petit cordon attaché au poignet, ou une chaînette accrochée à la taille. Les coiffures tendances sont variables, mais en général, le volume du chignon est plutôt ramené au sommet du crâne, avec une frange très courte de préférence bouclée.

 Architecture

 

 

 

 

 

L’architecture de l’époque obéit  aux codes du style « Beaux-Arts » qui est une forme tardive du Néoclassicisme. Ses principales orientations proviennent, en France, de l'École des Beaux-Arts. Ce style atteint son apogée au XIXe siècle et plus spécifiquement sous le règne de Napoléon III, justement au même moment que la robe à tournure, et il perdure dans l’architecture jusqu’en 1968 ! De plus Il obtient un grand retentissement aux États-Unis à partir des années 1860 jusqu'au milieu du Xxe siècle.Sont caractéristiques du style « Beaux-Arts » :

-La symétrie;

-La hiérarchisation des espaces, nobles, ou pas ;

-La référence au passé plus ou moins marquée et la tendance à l'éclectisme, c'est-à-dire au mélange des époques : néo-roman, néo-renaissance, néo-byzantin, néo-classique...

Le résultat dépendra des goûts de l’architecte ou du commanditaire.

-Les détails architectoniques nombreux et finement réalisés : balustrades, statues, colonnes, guirlandes, pilastres entre portes et fenêtres, grands escaliers ou emmarchements, grandes arches;

-La polychromie, dans certains cas ;

 

 

 

 

 

 

-Le côté monumental et grandiose réservé aux grands bâtiments (publics ou privés).

 

 

 

 

 On y trouve aussi de grandes fresques et des mosaïques au sol, et parfois l’éclectisme est si frappant qu’on croit avoir rêvé des chauves souris ou des dragons sur les plafonds. À Paris, ce type d’architecture est la base dans de nombreux bâtiments : l’Opéra Garnier, le Palais du Trocadéro, les Grand et Petit Palais, l’école des Beaux-Arts (on s’y attendait…), etc.

 Mobilier

L’oeuvre du peintre James Tissot donne un bel aperçu du mobilier de l’époque (ainsi que des robes à tournures, au passage)

 http://www.artunframed.com/tissot.htm

Les meubles ont souvent 2 ou 3 glaces, histoire « d’avoir une image plus complète de soi ». Tout à un caractère fastueux : des formes généreuses, un décor riche et des couleurs franches. Certains meubles sont énormes, car une importance nouvelle est donnée à l’ornement, laissant peu de place au vide. Et quelle meilleure façon d’être raccord au décor que d’en utiliser les mêmes principes ? Comme cela a été déjà dit tout à l’heure, le style « tapissier » apparaît à l’époque. On utilise alors des drapés, des glands, des franges, des plissés…mais dans une certaine mesure tout de même puisque le but n’est pas de se transformer en trompe-l’œil, mais bien au contraire, de briller dans son environnement.

Pour les motifs, les fleurs sont à l’honneur, dessinées de façon stylisée, représentées dans des formes pleines, d’une teinte proche du fond.

 

 

 

 Ambiance musicale

 

 

 

 

En musique, on nage encore en plein romantisme, qui perdure depuis le début du XIXe, et avait puisé ses sources dans la littérature et les souffrances du jeune Werther. Le piano-forte vient remplacer le clavecin et délivrer toute la force et la sensualité musicale, avec puissance et contraste. On remanie les instruments pour leur apporter plus de « souplesse » et enrichir les orchestrations. Les sonorités inventées par les romantiques sont particulièrement colorées et évocatrices et donnent à « voir », ce qui était déjà perceptible dans les dernières compositions du maestro Beethoven. Ce qui est étonnant dans ce style, c’est qu’il a peu varié en un siècle ; cette continuité est peut-être due à une idéologie philosophique : la musique devient un art, elle n’est plus une œuvre d’artisan, c’est l’œuvre d’un homme, unique avec sa personnalité et son individualité. À écouter : Georges Bizet (Carmen), Johannes Brahms, Frédéric (mais non, pas vous, Gros Loulou, sinon, vous seriez mort) Chopin, Antonin Dvorak, Tchaïkovski (Le lac des cygnes), Berlioz, Mahler…

 Liens internet :

 la robe à tournure :

http://collections.ic.gc.ca/costume/collection/victorienne-II/index.html http://www.traditionet.fr/ladamedatours.nsf http://www.carnetdebals.com/costumestour.html

 architecture :

http://ah.bfn.org/a/archsty/sec

 et wikipedia pour le style beaux-arts, la musique romantique

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

 photos prises à l’Opéra Garnier

 

 Carole Sertillanges

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 8 mai 2006

 La naissance de ce que des journalistes et intellectuels nommeront plus tard mouvement hip hop a lieu au début des années 70 dans les quartiers défavorisés de New York, et plus particulièrement dans le quartier du Bronx. Ce mouvement est en réalité la réunion de différentes formes d'expressions artistiques, comprenant des arts graphiques, de l'illustration, de la danse, du chant, et de la musique. New York est alors une ville au bord de la faillite économique, et dans ses quartiers pauvres, les luttes entre les gangs font rage, le taux de mortalité due à la délinquance et à la violence y est élevé chez les jeunes new-yorkais. Le mouvement hip hop apparaît alors comme un moyen de canaliser l'énergie de la jeunesse autrement que par la violence. L'esprit de compétition est primordial et encouragé : les challenges créatifs dans toutes les disciplines sont un moteur garantissant une perpétuelle évolution. Les graffitis, la danse, la musique, le style vestimentaire sont autant de manière d'élever son esprit, par la création, l'intelligence et le physique, afin d'ouvrir de nouveaux champs artistiques et de créer de nouvelles sensations.

Il s'agit avant tout de l'expression artistique de la jeunesse, celle issue des classes sociales les plus défavorisées. Ils naissent et grandissent dans un environnement de misère sociale extrême. L'absence totale de moyens va forcer les acteurs de ce mouvement à "créer à partir de rien", et leur moteur sera de rendre magnifique le peu qu'ils possèdent. Il se dégage des arts de ce mouvement, nés dans un environnement de décadence et de dénuement, une énergie flamboyante, pleine de vitalité, de spontanéité et de fraîcheur. La compétitivité, et l’affirmation de soi sont des valeurs primordiales pour cette culture festive et revendicative. La danse du mouvement hip-hop s'appelle le B-Boying, ou Break Dance. Ce sont les danseurs qui vont lancer malgré eux un style, puis des codes vestimentaires. Il s'agit d'une danse dynamique très expressive, acrobatique, dont les mouvements s'inspirent notamment des danses tribales africaines, de la boxe, des arts martiaux, des robots. Le B-Boying est une danse complexe qui demande au danseur de nombreuses qualités telles que rapidité, souplesse, concentration, un sens de l'écoute et de l'improvisation. Tout le corps du danseur est mis à contribution : les articulations, la tête, les mains ...

Les jeunes artistes de ce mouvement sont dans l'impossibilité financière de suivre la mode. Ils vont créer leur propre style vestimentaire grâce à la customisation, au mélange de différents styles et codes vestimentaires. Ils vont s'inspirer des tenues de figures réelles ou fictives, telles les hors-la-loi, les mafieux, les maquereaux, les sportifs, les personnages de cartoons, les prisonniers. La tenue de l'artiste doit exprimer son individualité. L'originalité du style vestimentaire permet au danseur de se faire respecter en tant qu'artiste singulier, et doit être le reflet de sa personnalité, de son travail. Le style donne le ton du travail de l'artiste. Le style est de redéfinir le style. La compétition pour le style vestimentaire le plus original est perpétuelle. Les tenues sont peu coûteuses, mais le danseur se doit d'être propre, élégant, innovant. La tenue participe à une attitude précise, elle doit être cool et fière. La présence de la couleur dans la tenue des danseurs est également primordiale. De leur propre aveu, le but de ces danseurs est alors de ressembler à des personnages de dessins animés, comprenez qu'ils doivent être élégant avec humour. Les danseurs accordent une importance méticuleuse sur la coordination, parfois complexe, des couleurs, marques et accessoires.

Les chaussures ont une importance primordiale pour ces danseurs. Il faut attirer les regards sur leurs pieds. Les baskets multicolores sont peu disponibles au début des années 80. La gamme des couleurs va principalement du blanc au noir, en passant par le gris. Ils customisent leurs baskets en les peignant de couleurs vives. Ils stylisent également les lacets, qu’ils peuvent  étendre, brûlés, teindre. Ils remplacent les lacets par du ruban, des lambeaux de tissu, de la corde, des élastiques ... Les logos des baskets sont parfois enlevés pour laisser plus de place pour peindre des noms et des motifs. Ces logos peuvent également être réimprimés avec des couleurs qui vont mieux avec le reste de la tenue. Un danseur peut porter plusieurs couches de chaussettes pour grossir avec exagération l'allure de ses pieds. Les chaussures peuvent également être portées sans lacets, comme les pantalons peuvent être portés  sans ceintures, en référence à ces accessoires interdits en prison, considérés comme des armes potentielles. Les pantalons, portés larges, permettent de mettre en évidence l'absence de ceinture. Ils sont donc portés taille basse. Ils offrent une grande liberté de mouvement au danseur. Certains danseurs portent des pantalons près du corps, plus aérodynamiques que les pantalons larges, et facilitant l' exécution de certains mouvements. Les pliures même des pantalons sont prises en compte. Dans leurs soucis d'élégance, les danseurs ne veulent pas d'un pantalon qui traîne dans tous les sens. Parfois les pliures sont cousues. Les revers des pantalons sont une solution pour optimiser la démonstration du port des chaussures. Les bijoux jouent un rôle important dans ce mouvement. La présence d' un nom, celui du danseur ou de son crew (équipe) sur les chaînes autour du cou, sur les boucles de ceintures, témoigne d' un sentiment d'importance, d'appartenance à un groupe et lui permet de faire sa publicité personnelle. Ces nameplates sont généralement fait de métal bon marché, parfois trempé dans une patine dorée. Ces accessoires clinquants portés en grand nombre participent au style maquereau. Nous pouvons également citer les chapeaux, casquettes, bonnets qui sont rembourrés avec du papier, des sacs plastiques, pour leur donner une tenue impeccable, ainsi qu' un aspect "gonflé", comme les chapeaux portés par les Rastafarians en dreadlocks. Au début du mouvement hip hop, la motivation de chaque danseur était d'être original, unique. Avec le succès connu par ce mouvement, les styles ont été copiés, simplifiés, abâtardis et sont devenus, par systématisation, des codes vestimentaires.

Farah Anade

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Mardi 2 mai 2006

 

 

De la guerre de 1870 à celle de 1914, la femme reste ligotée. Par dessus la chemise, elle met un corset qui l'étrangle des épaules jusqu'aux cuisses. En effet, le rôle du corset est de comprimer le buste. L'histoire du corset est assez longue. Il apparut pour la première fois pendant la période minœnne (vers 1700 av JC) et a ensuite virtuellement disparu jusqu'à la renaissance. Le corset est toujours porté aujourd'hui, et fait même un grand retour. Sa forme a changé continuellement à travers l'histoire avec une conception esthétique de la silhouette féminine, influencé par la mode, le design et le type de robe. Pendant un temps, il fut ample et redevînt petit comme une large ceinture; parfois, il accentuait ou rehaussait la poitrine pour la minimiser ou l'aplatir ensuite. Souvent, il accentuait la taille ou amplifiait les hanches. En 1900, la femme commence à établir un idéal, le corset devient plus long en dessous de la taille et plus court au dessus. Quelques corsetiers de Paris firent descendre le corset, laissant visible les hanches et un buste bien formé. Il donnait une rondeur à la taille et une ampleur aux hanches.

 

 

 

 

Selon la règle habituelle, femmes, meubles et architecture évoluent ensembles…. si l’on puis dire. En 1900, l'Art Nouveau apparaît, celui-ci appelé par ses détracteurs "le style nouille" en raison des formes arabesques caractéristiques ou encore "le style métro" du fait de ses liens avec la réalisation des bouches de métro Parisiennes par Hector Guimard.

 

Ce style décoratif caractérisa l'architecture, les arts appliqués et l'ébénisterie de 1890 à 1910 environ. Dominées par la ligne courbes, les oeuvres de cette période se caractérisent par des compositions souvent asymétriques, enrichies par des motifs végétaux stylisés: feuilles, fleurs, branches...mélangés à d'élégantes silhouettes féminines.

Il y a une volonté chez les artistes comme René Lalique, Eugène Gaillard ou Samuel Bing de prôner l'étude des formes naturelles, à l'emploie des formes épurées: la régénération de la société ne se fera selon eux que par la vérité des formes qui l'entourent et dont elle use. Lorsqu'on regarde de plus près le corset 1900 et le mobilier qui l'entoure, on s'aperçoit qu'il y a la même ressemblance entre une chaise directoire et une femme en tunique qu'entre le "S" formé par la femme 1900 et le "S" des pieds de tables; des broches, et des entrées de métro. Tout s'est passé comme si, vers 1890, une mutation de goût s'était produite et qui se reflétait en même temps dans le guéridon de Galey et le corps féminin. Débarrassé de la torture, le corset, pour parvenir à former le "S" doit s'abandonner à la fureur d'un nouveau corset. Le bas du corset meurtrit volontairement les aines pour obliger à celle qui le porte à chercher un soulagement en creusant les reins. L'engin s'appelle un "sans ventre". Il est fermé par des crochets et continu à être porté sur la chemise, qui, tendue à l'extrême, se charge à elle seule de soutenir les seins. Grâce à ce corset, la femme 1900 présente derrière elle un énorme fessier, avance le ventre de manière presque horizontale et le buste est projeté en arrière. Toujours emmaillotée par ses dessous, toujours hermétique, encore plus meurtrit et tyrannisé, la femme 1900 n'a gagné qu'en étrangeté. Par son aspect, elle nie posséder une colonne vertébrale et un abdomen et se vante d'une croupe illimitée. Le rapprochement du corset 1900 et du style Art Nouveau se fait surtout par une volonté d'innovation formelle, inspirée de la nature.

 

Florence Salazar

 

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